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INTRODUCTION

 

I. - PRESENTATION GEOGRAPHIQUE (cf. fig. 1)

                Amorgos * est la plus orientale des îles qui constituent l'archipel des Cyclades, dans le domaine égéen.  

                Elle s'étend au Sud-Est de Naxos et au Nord-Est de Thira (anciennement Santorin), entre les méridiens 25° 50' et 26° 05' E et les parallèles 36° 46' et 36° 52' N.

                Elle présente une forme allongée caractéristique, dans la direction Sud-Ouest - Nord-Est. Du cap occidental de Palos jusqu'au point extrême nord-est, sa longueur est de quelque 32 km; sa largeur varie de 1,8 à 6 km. Avec une superficie de 117 km2, Amorgos est la sixième plus grande île des Cyclades, après Naxos, Andros, Paros, Tinos et Milos.

                Ses contours sont assez sinueux sur la côte nord-ouest, où s'ouvrent de nombreuses baies, anciennes vallées immergées, dont les plus amples sont celles de Katapola et d'Aiyiali qui servent de refuge aux bateaux et abritent les deux ports principaux de l'île. C'est face à cette côte découpée que se trouvent un certain nombre d'îlots satellites, au premier rang desquels il faut citer Nikouria (environ 3 km2 de superficie), séparé d'Amorgos proprement dite par un détroit de 200 m de largeur seulement (détroit de Kakoperato).

                La côte sud-est en revanche a un tracé plus régulier, flexueux, au large de laquelle deux écueils inaccessibles, seuls, émergent.

                Sur le plan orographique, Amorgos apparaît comme l'une des plus escarpées des grandes îles cycladiques (voir la carte de distribution des pentes in V. SABOT & D. PAPANIKOLAOU, 1977).

                Elle est, dans sa ligne de crête qui ne s'abaisse pas au-dessous de 200 m d'altitude, dominée par trois puissants massifs: au Nord-Est, le mont Krikelas culminant à 822 m; dans sa partie médiane, le Prophitis Ilias (698 m), et vers le Sud-Ouest, le Korakas (524 m).

                Le système orographique présente une dissymétrie nette des versants, les versants méridionaux étant beaucoup plus abrupts en général, sauf sur la transversale du village d'Asphodilitis ainsi qu'à la pointe orientale de l'île, où une falaise à regard nord-est, haute de plus de 500 m, tombe à pic dans la mer.

                Cette dissymétrie se retrouve dans la bathymétrie, les courbes de niveau étant très resserrées du côté sud-est, sur le flanc d'un bassin de 700 m de profondeur environ, séparant Amorgos d'Astypalea.

Les conditions géologiques, orographiques et climatiques déterminent un réseau hydrographique immature, peu ramifié, et dans lequel les nombreuses vallées qui entaillent la chaîne montagneuse présentent des profils très irréguliers avec alternance de cascades et de ressauts caractéristiques d'un régime torrentiel.

                Quelques parties peu étendues méritent le nom de plaine, celle de Katapola et d'Aiyiali, en arrière des baies de mêmes noms, celle de Kolophana, vers l'extrémité occidentale de l'île.

                La constitution géologique d'Amorgos, avec des "schistes" fréquemment intercalés dans des calcaires ou vice-versa, explique l'abondance des sources et des puits dont le nombre s'élève à 120 (V. MAURIN & J. ZOTL, 1964).

                L'île était jadis couverte de forêts de chênes verts et de genévriers de Phénicie, dont il reste aujourd'hui de maigres reliques en quelques points, mais la pâture, la coupe et le feu ont favorisé le développement de la "phrygana", sorte de maquis qui,  comme dans tant d'autres régions de Grèce, notamment insulaires, constitue la plus grande part de la couverture végétale.

                Le  nombre des "Amouryani" - c'est le nom donné aux habitants - s'élevait en 1980 à environ 1500, ce qui signifie, par rapport aux anciens recensements, une diminution considérable (1961: 2096 hab.; 1889: 3394 hab.). Ils se répartissent dans plusieurs villages dont le principal est Khora, ancienne place forte située sur le faîte vers 300 m d'altitude, avec son annexe portuaire, Katapola.

Dans la partie nord-est d'Amorgos se trouve le dème d'Aiyiali qui comprend trois villages distincts: Langada, Tholaria, Potamos. Les villages du Sud-Ouest ont noms: Vroutsi, Arkesine, Kolophana.

                Les habitants ont pour occupation première l'agriculture et l'élevage, accessoirement la pêche.

                Dans les plaines ci-dessus mentionnées, mais aussi à flanc de montagne sur des terrasses péniblement aménagées et aujourd'hui souvent laissées à l'abandon, on cultive des céréales, de la vigne, des arbres fruitiers (orangers, oliviers).

                Quelques années durant, avant la seconde guerre mondiale, les bauxites du mont Krikelas furent extraites en quantités et exportées essentiellement vers l'Allemagne; des exploitations, artisanales celles-là, de minerai de fer (oligiste) virent le jour en quelques endroits de l'île.

                Le tourisme apporte depuis plusieurs années des ressources supplémentaires à certains habitants, bien qu'Amorgos soit restée en dehors des principaux circuits de voyage. Pourtant le monastère byzantin de Panayia Khozoviotissa, fondé en 1088, principale curiosité de l'île, a reçu en 1980 quelque 5000 visiteurs.

 

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*/  L'origine de ce nom est très ancienne et controversée; certains auteurs l'apparentent au mot hébreu argaman qui signifie pourpre, par une inversion de lettres; la fabrication de la pourpre à partir du lichen Roccella tinctoria avait rendu l'île célèbre dans l'antiquité.

 

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