Vue aérienne générale de Laghouat, oasis au seuil du Sahara

Vue aérienne montrant le site de la ville de Laghouat, d’après une des planches de l’Atlas photographique d’Algérie, publié à l’occasion du 19e Congrès Géologique International (1952). La direction moyenne est Ouest-Sud-Ouest. Au premier plan, on observe l’Oued Mzi, traversant en cluse le flanc inverse d’un dernier anticlinal de l’Atlas saharien, développé dans les terrains cénomaniens et turoniens. Il forme une arête rocheuse discontinue sur laquelle ont été édifiés après la conquête les forts militaires Morand* et Bouscaren*, dominant la cité. Au pied de cette arête (à l’extrême gauche du cliché) s’étend le quartier arabe, le « chtett », tandis que de l’autre côté, dans une vaste cuvette, au Sud de l’immense palmeraie, s’étend le quartier « européen », à l’extrémité duquel on distingue un ensemble de bâtiments quadrangulaires, la caserne Margueritte, dite des tirailleurs ; c’est dans son enceinte que fut installée la coupole astronomique, en Octobre 1913, où officia pendant les longues nuits d’automne et d’hiver l’astronome-adjoint Valentin Fournier.

* officiers français tués lors de la prise de la ville en 1852 ; le fort Morand semble avoir conservé son nom après l’indépendance (à vérifier), malgré les massacres perpétrés durant les combats, notamment parmi la population civile indigène.