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Métamorphisme -
minéraux symptomatiques de conditions HP (suite)
5.
LA PUMPELLYITE
5.1. Rappels
sur la composition chimique et le champ de stabilité de la pumpellyite
La pumpellyite se distingue
du groupe des épidotes par le fait qu'elle renferme Mg et Fe2+. Sa
composition est la suivante:
[(SiO4)5
(SiO3OH)/(OH)2] Ca4 (Mg,Fe2+ ,Mn)
(Al,Fe3+,Ti)5
Comme la lawsonite, la pumpellyite est
restreinte aux roches métamorphiques de très bas degré (températures inférieures
à 400°C) (W.G. ERNST, 1963). D'après H.G.F. WINKLER (1975), ce minéral,
qu'on trouve communément dans des roches formées sous de basses pressions
(faciès prehnite-pumpellyite de COOMBS, P < 5 kbar) et même comme produit
d'altération de basaltes, est encore stable pour des pressions relativement élevées;
des recherches menées par T. HINRICHSEN et K. SCHURMANN (1969), et par K.H.
NITSCH (1971) ont en effet montré que la pumpellyite peut exister à des
pressions comprises entre 5 et 10 kbar (fig. 118).
5.2.
Pumpellyite d'Amorgos
5.2.1. Origine
de l'échantillon
La pumpellyite a été observée dans l'échantillon LM. 327, provenant
d'un bloc de roche verdâtre à grain fin, renfermé dans le flysch, à environ
500 m au Nord-Ouest de Xylokeratidi, le long du chemin du phare Ayios Ilias
(fig. 119).
5.2.2. Description
pétrographique de l'échantillon
La lame mince correspondante montre la présence de petits cristaux de
quartz, de calcite, de chlorite et de plagioclase, constituant un fond dans
lequel se détachent de grands cristaux verdâtres, pouvant atteindre 4 mm, déterminés
optiquement comme pumpellyite.
La roche, par sa texture et sa composition minéralogique, évoque un métatuf
calcique à tendance basique.
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